Classement des universités sur Facebook : novembre 2010

Mardi 2 nov 2010 | Classements, Facebook

Nous n’avions pas actualisé notre classement des universités françaises sur Facebook depuis bien trop longtemps. Beaucoup de choses ont changé ! Les pages officielles ont remplacé les groupes et du coup, certaines universités qui affichaient un très bon classement l’année dernière n’apparaissent plus du tout aujourd’hui. Tour d’horizon des usages actuels, des bonnes pratiques et des meilleures pages d’universités.

Le top 10 des pages officielles d’universités françaises par nombre de fans :

1 Université Lumière Lyon 2 5540

2 Université Pierre et Marie Curie 3650

3 Université de Caen Basse Normandie 3446

4 Université Panthéon-Assas – Paris 2 3284

5 Université Paul Cézanne – Aix Marseille 3 3094

6 Université de Franche-Comté 2805

7 Université de Montpellier 1 2286

8 Université des Antilles et de la Guyane 2180

9 Université Vincennes-Saint-Denis – Paris 8 2133

10 Université Claude Bernard – Lyon 1 2126

Une page devance nettement toutes les autres : celle de l’université Lumière Lyon 2. Avec ses 5 540 fans, elle est celle qui regroupe le plus grand nombre d’utilisateurs de Facebook. Un bon rythme de publication (un ou deux messages publiés par jour en moyenne) et une page d’accueil avec des liens vers ses comptes Twitter semble être une recette efficace. En seconde position, la page de l’université Pierre et Marie Curie. Également riche en publications, elle parvient à échanger avec ses étudiants via son mur. Une vraie interactivité se crée, parfois même sur des questions très pratiques :

Enfin notons que parmi les établissements présents en tête du classement des meilleures universités françaises du Figaro publié sur notre blog le 14 octobre dernier, seule Panthéon Assas figure dans notre top 10, en quatrième position.

Et puis, il y a l’université de Montpellier 1, qui a décidé de rendre hommage à son ancien professeur Georges Frêche. On doute un peu de l’effet fédérateur auprès de ses étudiants…

Quelques remarques :

Aux travers des pages ou groupes que nous avons pu analyser, des pratiques différentes se sont dégagées. Pas de bonne ou de mauvaise façon, mais des possibilités diverses proposées par les évolutions constantes de Facebook.

- Page officielle ou groupe ? Qu’est devenu le groupe de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, numéro 1 de notre dernier classement (avec 4 785 membres)  ? Tout simplement, il n’existe plus et a été remplacé par sa page officielle qui peine à rassembler ses fans (actuellement 1 149). Si auparavant on ne jurait que par les groupes, l’apparition des pages officielles renverse la tendance. Les pages offrent de nombreuses possibilités aux entreprises, associations ou personnalités : lorsque vous êtes l’administrateur de la page, vous publiez au nom de l’entreprise et non en votre nom personnel. Le nombre de fans n’est pas limités. Par ailleurs, la page est publique et vous recevrez chaque semaine un rapport statistique.

Certaines universités possèdent pourtant encore des groupes, souvent créés par les étudiants eux-mêmes. Notons par exemple que l’université de Poitiers a 2 806 membres dans un groupe dont le seul administrateur est un étudiant. Les pages sont donc à privilégier si vous souhaitez mieux contrôler le contenu.

- Mur ouvert ou mur fermé ? Il y a débat concernant la possibilité qu’ont les fans de publier sur le mur ou non. Nous ne pensons pas qu’il y ait une solution meilleure que l’autre, c’est à chaque université de gérer sa page comme elle le souhaite. Dans les deux cas, de bons exemples existent : la page de l’UPMC laisse ses membres publier librement sur son mur, alors que la page de Lumière Lyon 2 ne leur permet que de commenter. Aussi, pour simplifier la lisibilité, Facebook propose de filtrer les messages du mur :

Sachez toutefois que si vous décidez de laisser vos fans publier sur votre mur, il est indispensable de régulièrement vérifier le contenu des messages postés et d’y répondre quand c’est possible. L’interaction est la seconde priorité d’une page officielle (la première étant l’information).

- Qu’est-ce que les pages communautaires ? Existant depuis peu, elles permettent de combler un certain vide. Conçues par Facebook d’après les informations disponibles sur Wikipédia, leur intérêt est assez limité car ni les fans ni les responsables de l’établissement concerné ne peuvent intervenir.  Totalement statiques, il est très difficile de maîtriser les informations qui y circulent. Voici un exemple de page communautaire : la page de l’université Toulouse 1 Capitole. Une liste d’informations dites « associées » sont publiées automatiquement : ce sont les publications vous citant que Facebook a trouvé.

Vous l’aurez compris, le principal problème est que Facebook ne vous laisse pas le choix : une page communautaire sera automatiquement créée et si  des variantes du nom de votre établissement existent sur le réseau (chiffres romains/arabes, nom complet/initiales, etc.), ce sont plusieurs pages qui risquent d’être générées. Seule solution pour les contourner : avoir une page officielle bien tenue (pour être première du référencement) et demander à Facebook de retirer les pages communautaires vous concernant.

> Selon vous, quel est le meilleur usage de Facebook que peuvent en faire les universités ?

> Vous n’avez pas été cité ? N’hésitez pas à nous envoyez le lien de votre page Facebook en commentaire !

Dans les prochaines semaines vous pourrez retrouver les interventions de Campus Communication sur le sujet :

- le 19 novembre prochain à Rennes, Manuel Canévet et moi-même animerons une formation réservée exclusivement aux membres de l’université Européenne de Bretagne. Le thème : « Universités, écoles: stratégie de communication online ». Si votre établissement fait partie du PRES, dépêchez-vous ! Il reste quelques places !

- le 19 janvier 2011 à l’Ecole de Management de Strasbourg pour le « Community Management Day ».

Pour plus d’informations et pour vous inscrire contactez Marion Jugeau.

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19 Commentaires à Classement des universités sur Facebook : novembre 2010

tacheau
2 novembre 2010

Ah zut… à 5 fans près, l’université d’Angers entrait dans le top ten après seulement 15 jours d’existence. Allez, on met les bouchées doubles pour le prochain classement ;-)

Havok
3 novembre 2010

Ce qui serait plus pertinent comme classement c’est de faire un prorata Nb de fans / Nb d’étudiants. Ce qui permettrait un classement en fonction de la taille de l’université.

Manuel Canevet
3 novembre 2010

@Havok ce qui reviendrait à considérer que seuls les étudiants actuels deviennent « fans » de la page de leur université. Ce n’est absolument pas le cas. Une « petite » université mais de fondation ancienne peut avoir vu passer dans ses murs des milliers d’étudiants au contraire d’une université de taille plus importante mais de fondation récente. Je ne parle même pas ici du bassin d’emploi, de la réputation,…

Havok
3 novembre 2010

Allons il est évident que la cible privilégié d’un média comme Facebook est les étudiants actuels, même si les anciens, les personnels, etc. peuvent également y trouver un intérêt.
Publier un classement qui ne prends pas en compte la « taille » d’une université et donc son « potentiel » de fans me semble un mauvais classement.
grosso modo ca nous ferait (en reprenant les 10 premieres universités de votre classement) :
1 – Lyon 2 : 0.2022 (nb fans / nb etudiants)
2 – Paris 2 : 0.1845
3 – Antilles et guyane : 0.1782
4 – Caen BN : 0.1421
5 – Franche comté : 0.1396
6 – Aix Marseille 3 : 0.1370
7 – UPMC : 0.1234
8 – Montpellier 1 : 0.0869
9 – Lyon 1 : 0.0590
10 – Paris 8 : 0.0533

tacheau
3 novembre 2010

Avec les critères d’Havok, l’université d’Angers serait donc classée en 8ème position avec un facteur de pénétration de 0,12 :-)
Je ne me prononce pas sur le reste…

Manuel Canevet
3 novembre 2010

@tacheau je vois que tout est bon pour figurer dans ce classement ;-)

@Havok : énoncé un fait n’a jamais suffit pour en faire une vérité. Des universités comme l’UPMC ont spécifiquement travaillé sur la cible « ancien » sur Facebook. Je sais que certaines de ce classement n’ont même jamais fait savoir directement à leurs étudiants qu’ils pouvaient rejoindre la page sur Facebook. Dès lors comment affirmer que seuls les étudiants actuels s’y retrouvent ? Pourquoi ne pas non plus prendre en compte le critère : « celles qui ont communiqué sur leur présence sur facebook et les autres, celles qui naturellement y ont trouvé un public ? » partant du principe que les 2ème ont plus de mérite… Tout cela me semble très subjectif.

Le jour où vous arriverez à me démontrer que 99.9 % des fans d’une page d’université est constituée d’étudiants actuels je pourrais revoir notre classement et convenir qu’il s’agit d’un « mauvais » classement.

En attendant, comme tous les classements, il retranscrit une certaine vérité : celle des universités qui ont le plus « d’influence » , d’audience sur Facebook, tout type de fans confondus.

Olivier
3 novembre 2010

Ben quelle que soit la façon dont on calcule, Avignon s’en sort très bien avec 1 945 fans pour 7 500 étudiants ^^

Florence Brouillaud
4 novembre 2010

Pour information, le groupe Université de Cergy-POntoise sur Facebook compte à ce jour 2 364 fans et ne figure pourtant pas dans votre classement. D’ailleurs, il ne figurait pas non plus, comme je l’avais déjà signalé, dans vos précédents classements, sans que je comprenne bien pourquoi.
Bien cordialement

Florence Brouillaud
Directrice de la communication

Camille Lecoq
4 novembre 2010

@Florence Brouillaud : Effectivement le groupe de l’université de Cergy-Pontoise (http://www.facebook.com/group.php?gid=12463315124) est conséquent ! Loin de nous l’idée de l’ignorer, mais dans notre classement nous évoquons les pages officielles et non les groupes. J’ai d’ailleurs comparé les deux dans le paragraphe « Page officielle ou groupe? »…

Ludovic Echalier
4 novembre 2010

Merci pour cette enquête, toujours instructive. Une remarque cependant : alors que nous vous l’avions déjà signalé, la page FB de l’université de la Polynésie française rassemblant 1300 fans en moins de 10 mois (soit un ratio fans/étudiants spectaculaire) n’est pas cité. Pour une petite université ultramarine, ce type d’oubli est toujours dommageable alors, qu’avec nos faibles moyens, nous tâchons à la fois d’être réactifs, efficaces et… communicants.

Ludovic Echalier
4 novembre 2010

Que dire alors de l’université de la Polynésie française : 1280 fans pour 3200 étudiants ! Comment ne pas truster la première place quels que soient les critères retenus… Malheureusement, cette université ultramarine qui déploie beaucoup d’efforts, avec de faibles moyens, n’est que -trop- rarement citée !

Noodles
28 novembre 2010

@Manuel @Havok
Le nombre de fans en lui même ne signifie pas grand chose.
Il faut absolument le pondérer. Pour les universités / écoles, le nb d’étudiants est clairement le meilleur indicateur de pondération.
Non pas parce que cela suppose que « seuls les étudiants actuels peuvent être fan » (ce qui est bien sûr faux, on est d’accord) mais plutôt parce que c’est un chiffre exogène à facebook qui est un indicateur général (à mon avis le plus fiable) de la taille d’une école / université.
C’est sûr, tous les indicateurs sont discutables. Mais il me semble qu’il faut mieux prendre en considération le nb d’étudiants plutôt que rien.
Le nombre de fans est corrélé à la taille de de l’université et aussi à la façon de promouvoir la page facebook, mais pas forcément à l’efficacité du dispositif de l’école sur la page elle-même :
Plus d’explications ici :
http://communicationsetinternet.wordpress.com/2010/11/23/mesurer-lefficacite-de-la-presence-des-marques-sur-les-reseaux-sociaux-quels-indicateurs-choisir/

Havok
29 novembre 2010

@Noodles
C’est ce que je disais en mieux expliqué ;)

[...] notre classement des universités sur Facebook, nous avons fait un tour d’horizon de la présence de ces mêmes universités françaises sur [...]

Havok
12 janvier 2011

Bonjour et bonne année !
Pour relancer un peu le débat avant le prochain classement un article de blog serieux sur le sujet : http://communicationsetinternet.wordpress.com/2010/11/23/mesurer-lefficacite-de-la-presence-des-marques-sur-les-reseaux-sociaux-quels-indicateurs-choisir/
Et pour l’auteur (voir dernier commentaire) « il y a un débat sur la considération ou pas du nb d’étudiants comme pondération, par rapport au nb de fans.
Personnellement, je pense que cela est absolument indispensable ! »

Manuel
12 janvier 2011

@Havok ce qui est valable pour Bouygues tel et SFR ne l’est pas nécessairement pour les universités. Connaissez-vous beaucoup de clients SFR qui sont fans de Bouygues tel ? C’est absurde.
Alors que je peux très bien avoir fait mon master dans un établissement et mon doctorat dans un autre, être fan des 2 sur Facebook sans que cela perde de sens. J’ai déjà eu l’occasion de le dire : ce classement n’a pas d’ambition scientifique. Mais la réalité de marque des universités est complexe, leurs cibles sont diverses.

David
11 février 2011

Dommage que vous ayez oublié l’université de Strasbourg qui a plus de 5000 contacts sur sa page, ça décrédibilise un peu l’inventaire.

Manuel
13 février 2011

@David : dommage que vous confondiez « page » et « groupe » ça décrédibilise un peu le commentaire :-) La page : http://www.facebook.com/pages/Universite-de-Strasbourg/51461331578

[...] mois après notre dernier classement, quelles sont les pages officielles des universités françaises les plus populaires ? Quel est le [...]

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